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  • Photo du rédacteurFrançoise

ADELANTE MARINEROS

Après la bonne semaine passée avec Lisa et Nico, nous avons fait la connaissance de nos voisins de mouillage, un jeune couple d’Acadiens formidables, Marco et Savana, avec qui nous avons fêté la « noche vieja » dans un bar mythique de San Juan, la Factoria, et avec qui nous avons fait une boucle en voiture dans le Sud à Ponce avec  retour par la route panoramique de la montagne (bain inclus).

Ces 15 jours confirment nos premières impressions : c’est un beau pays, agréable à vivre, qui rappelle un coin d’Espagne (langue espagnole, population blanche majoritaire, traditions, spécialités culinaires …), qui fut un port d’escale majeur (comme la Havane) pendant la période coloniale et qui est restée espagnole (comme Cuba) jusqu’en 1898. Pour contrôler Panama et assurer leur suprématie dans les Caraïbes, les USA prennent le contrôle de Puerto Rico qui devient un Etat libre associé en 1917. Depuis plus d’un siècle la marque des EU est très forte, les indépendantistes sont restés très minoritaires et les partisans d’un Etat complètement étatsunien sont un peu moins de la moitié lors des référendums proposés (en tout état de cause c’est le pouvoir de Washington qui peut en décider). L’énorme avantage pour eux est d’avoir un passeport étatsunien et d’avoir bénéficié des investissements des USA (20% de l’industrie pharmaceutique des USA est à Puerto Rico par exemple), mais le comportement et la mentalité étatsuniens ont copieusement imbibé l’île à grands renfort de fastfood, d’invasion publicitaire, de pratique du base-ball et du basket-ball, d’usage de 4X4 monstrueux, d’un idéal de femmes blondes et rechapées dès la quarantaine… De surcroit, les touristes US sont nombreux, souvent acheminés pour une journée par d’énormes bateaux de croisières, et disposés à payer des sommes exorbitantes pour des excursions assez « vaseuses » : sortie, à la nuit, en canoé, sur deux heures pour aller observer une baie luminescente dont le phénomène est rare et dû à la présence de dinoflagellés qui font comme de petits néons dans l’eau lorsqu’on l’agite. Au lieu de payer 64 $ par personne, on a fait un tour dans la lagune en dinghy et on a remué les rames pour obtenir le fameux halot fluorescent.

La salsa reste la valeur sûre, mélange de musique afro-cubaine, de rythme and blues et de pop music dont ils se disputent la paternité avec Cuba. Nous en avons fait notre objectif 2024, mais je ne sais pas si nous tiendrons le cap…

A quelques 130 000 Mn, nous avons accosté en Rep Dom (république dominicaine) en faisant notre entrée sur le territoire dans une marina de la zone de Punta Cana (immense territoire ghettoïsé pour les clientèles des « resorts all inclusive », fournissant des installations  et un urbanisme standardisés au service de la machine à bronzer, dans le décor de carte postale du sable blanc et des cocotiers). C’est là que nous avons expérimenté de nouvelles coutumes règlementaires : En rentrant dans le pays en voilier, nous devons attendre, avant de mettre pied à terre, que les autorités soient passées : on attend une bonne heure, on constate que le chef est le « comandante » de l’Armada sans qui rien ne peut commencer et on reçoit à bord 7 personnes de tous les ministères (intérieur, environnement, immigration…) de petits fonctionnaires qu’il faut bien occuper et qui jouent du tampon sur des documents peu compréhensibles ! Délestés de 120 euros, on pourrait croire que c’est fini, mais non, pas du tout ; on nous explique qu’ici se pratique le « Despacho », un laissez-passer qui oblige à passer voir l’Armada à chaque escale !!! Les casse-pompons !!! Depuis, on subit ce fil à la patte très contraignant et totalement imbécile et on comprend pourquoi les « voileux » restent dans les petites Antilles (la clearance, à côté, c’est de la roupie de sansonnet)

La Rep Dom est très différente de Puerto Rico comme son histoire : c’est là que Christophe Colomb arrive lors de son 1° voyage, il nomme l’île « Hispaniola » qui deviendra la base de départ vers les conquêtes du Mexique et du Pérou plus riches en or et en argent. La vieille ville abrite donc les premiers monuments historiques (cathédrale, université) des Amériques mais elle est restée une ville d’escale que les corsaires et les autres puissances européennes se sont disputées, et la capitale est donc beaucoup moins jolie que San Juan. La population est très métissée, issue de l’esclavage, de la venue d’anciens esclaves noirs américains et de migrants haïtiens qui ont fui la situation chaotique de la partie Ouest de l’île. Les Dominicains sont joyeux et accueillants, l’intérieur du pays regorge de productions agricoles et les marchés croulent sous de bons produits.

Nous avons retrouvé Christian et Viviane dans la baie de Samaná (un haut lieu de reproduction des baleines à bosses) et nous nous préparions à partir vers Cuba lorsque des nouvelles venues de métropole obligent Christian à rentrer à Bordeaux. Nous poursuivons donc notre route sans lui, à regret, et souhaitons un prompt rétablissement à sa fille Céline.

 

Coin des décibels : il se pratique ici un concours de volume sonore où chacun s’applique à produire du son (ultra fort) et nous en avons fait les frais dans une petite marina où les bateaux sortent à 200m du port, chargés de rhum et de « super nanas », et font  tourner les sonos jusqu’à très tard. Chacun sa musique du moment qu’elle est à fond !  La campagne électorale actuelle fournit aussi son lot de pick up chargés de sonos aux couleurs des candidats et braillant les slogans de campagne.

Coin des guagua : (prononcer oua-oua) : les transports publics sont de petits bus décorés avec des rideaux « pompadours ».C’est pas cher et climatisé; c’est TOP du moment que tu sais où sont les arrêts.

Coin des énergumènes : Le voyage permet de croiser la route de personnes très originales qui t’embarquent, le temps d’un apéro, dans leur histoire et leurs projets et c’est vraiment un délice ; sur cette étape c’est Ti Jo et Jimmy, à Boca Chica, qui nous ont régalés.



Ile de Saona au Sud de la République dominicaine, toujours des cocotiers...


Fin de séjour à Puerto Rico


Punta cana et Saona juste le temps de faire 4 photos


Santo Domingo capitale.


Boca Chica, Samana, las Terrenas et l'intérieur du pays

 

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